Nom commun : Le requin-houle
Nom latin : Cephaloscyllium ventriosum
Famille : Vertébrés │ Poissons cartilagineux
Nom commun : Le requin-houle
Nom latin : Cephaloscyllium ventriosum
Famille : Vertébrés │ Poissons cartilagineux
Le requin-houle, aussi appelé Holbiche ventrue, vit dans les eaux tempérées et subtropicales, principalement le long des côtes californiennes jusqu’au Mexique, et le long de la côte du Chili.
Il vit entre 5 et 37 mètres sous la surface de l’eau. Il aime les fonds rocheux ou recouverts d’algues et peut plonger jusqu’à 457 mètres de profondeur.
Son corps trapu est jaune-brun avec des tâches sombres et d’autres blanches. Son ventre est également tacheté.
Son immense bouche, qui s’étend jusque derrière ses yeux, est plus grande que celle du requin blanc.
Il tend des embuscades pour se nourrir : il reste immobile la gueule ouverte en attendant qu’une proie s’approche très près.
La femelle possède une glande qui sécrète une coquille tout autour de l’œuf pour le protéger jusqu’à éclosion.
On appelle cette coquille : l’oothèque. Elle mesure de 3 à 6 cm de largeur sur 9 à 13 cm de longueur.
La femelle pond ses œufs, deux à la fois, dans un environnement rocheux et couvert d’algues. Les oothèques s’accrochent aux algues grâce à leurs coins en forme de spirale.
Le requin-houle, surnommé « requin gonfleur » ou « requin-globe » doit son nom à sa technique de défense : lorsqu’il se sent menacé, il plie son corps en forme de U et avale de grandes quantités d’eau pour gonfler son ventre. Cela lui permet de doubler de volume et d’être plus imposant. Cette tactique l’aide aussi à se nicher dans des cavités rocheuses pour se protéger des attaques.
Depuis 2015, le requin-houle est classé dans la catégorie « préoccupation mineure » sur la Liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).
Cette espèce n’est pas référencée dans la CITES, la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.
Il n’y a pas de pêche commerciale pour cette espèce, car sa chair n’est pas consommable. Mais le requin-houle est tout de même victime de la pêche sportive. Il est aussi une prise accidentelle dans les filets ou casiers.
Ces captures menacent l’espèce car il se reproduit lentement.
Le requin-houle brille dans le noir !
Comment ? Grâce à la biofluorescence* ! Des protéines dans sa peau reflètent la lumière de la lune. Il apparait donc vert vif dans l’obscurité. Les scientifiques ne savent pas encore l’expliquer.

© 2014 Sparks et al. DOI:10.1371/journal.pone.0083259.
Glossaire
Documentaliste à la Médiathèque de La Cité de la Mer