Nom commun : Tortue à dos plat
Nom latin : Natator depressus
Famille : Vertébrés │ Tortues
Nom commun : Tortue à dos plat
Nom latin : Natator depressus
Famille : Vertébrés │ Tortues
La tortue à dos plat tient son nom de la forme aplatie de sa carapace : son nom latin Natator depressus signifie « nageur aplati ».
Elle est généralement de couleur gris-vert, avec un ventre blanc-crème.
Comme la tortue verte, la tortue à dos plat possède deux écailles sur la tête.
Le mâle est souvent plus petit que la femelle. Mais ses griffes sont plus longues et courbées.
Cela lui permet de s’agripper à la femelle lors de l’accouplement.
La tortue à dos plat est une espèce endémique* : elle vit autour de l’Australie, de la Papouasie Nouvelle-Guinée et de l’Indonésie.
Mais elle peut parcourir jusqu’à 1 000 km pour atteindre les plages où elle pond.
La femelle pond tous les 2 à 3 ans en moyenne.
Sur la plage, elle creuse un trou avec ses nageoires avant et pond ses œufs. Elle recouvre ensuite le trou.
Les bébés naissent environ 42 jours après la ponte.
La femelle pond jusqu’à 4 fois par saison, avec 13 à 18 jours entre chaque ponte.
La saison de ponte a lieu entre juin et août. Mais la tortue à dos plat peut se reproduire toute l’année.
La tortue à dos plat est celle qui pond le moins : environ 50 œufs par cycle de ponte – d’autres espèces en pondent plusieurs centaines. Mais ses œufs sont les plus gros : environ 62 mm de diamètre !
Depuis 1996, la tortue à dos plat figure dans la catégorie « données insuffisantes » sur la liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Elle est classée comme « vulnérable » par la législation australienne.
La tortue à dos plat est classée en Annexe 1 de la CITES (la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) et A du règlement européen 338/97.
Même si la tortue à dos plat bénéficie d’une protection stricte, certaines tribus aborigènes la consomment pour subvenir à leurs besoins.
Comme toutes les tortues, elle est également victime des activités humaines : pêche industrielle, pollution, éclairages artificiels et réchauffement climatique.
Chez les tortues à dos plat, le mâle est polygame : il peut s’accoupler avec plusieurs femelles à chaque saison de reproduction.
Glossaire
Documentaliste à la Médiathèque de La Cité de la Mer