Nom commun : Baleine bleue
Nom latin : Balaenoptera musculus
Famille : Vertébrés │ Mammifères │ Cétacés
La baleine bleue est le plus grand de tous les animaux qui existent sur Terre.
Elle est reconnaissable à :
- sa tête aplatie en forme de U
- sa une petite nageoire dorsale, aussi appelée aileron
- ses longues nageoires pectorales*
- sa très grande nageoire caudale* : celle-ci peut mesurer jusqu’à 7,5 mètres de large
Malgré son nom de baleine « bleue », son corps est de couleur gris clair ou foncé et tacheté.
La baleine bleue produit les sons les plus graves et les plus puissants au monde : jusqu’à 188 décibels*.
Elle peut plonger jusqu’à 2 000 mètres de profondeur.
La baleine bleue n’a pas de dents. À la place, elle possède de grands fanons* noirs qui mesurent entre 50 centimètres et 1 mètre de longueur.
Elle se nourrit exclusivement de krill. Elle en mange 4 tonnes par jour !
Le souffle* de la baleine bleue est très bruyant et puissant : il peut atteindre jusqu’à 12 mètres de hauteur.
Reproduction
La baleine bleue est polygame : cela signifie qu’elle peut avoir plusieurs partenaires.
La femelle donne naissance à un seul petit par portée, tous les 2 à 3 ans.
Le bébé, appelé baleineau, nait au bout de 10 ou 11 mois. À la naissance, le baleineau mesure entre 5 et 7 mètres et pèse environ 3 tonnes.
Le baleineau va se nourrir avec le lait de sa maman pendant environ 9 mois. La maman va injecter le lait directement dans la gueule de son petit.
Le baleineau boit entre 190 et 300 litres de lait par jour.
Espèce en danger ?
Depuis 2018, la baleine bleue figure dans la liste rouge des espèces menacées de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) dans la catégorie « en danger ».
On compte aujourd’hui 6 000 baleines bleues. Avant le début de la chasse à la fin du 19e siècle, il y en avait 300 000.
Elle était chassée pour le commerce de sa graisse. Elle est protégée depuis 1982.
Elle est classée en Annexe 1 de la CITES (la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) et A du règlement européen 338/97.
Restons vigilants !
Le développement de la pêche au krill pour l’aquaculture priverait les baleines bleues de nourriture.
Les baleineaux peuvent mourir noyés dans les filets de pêche.
Les produits chimiques et le pétrole les empoisonnent.
Les sonars des sous-marins qui émettent des sons puissants perturbent la communication des baleines et leur reproduction.
L’anatomie de la baleine bleue est fascinante !
Son corps contient plus de 10 000 litres de sang, soit un poids entre 10 et 20 tonnes.
Elle possède aussi entre 56 et 66 tonnes de muscles.
Ses organes aussi sont très lourds :
- Son cerveau pèse environ 6 kg
- Son cœur pèse entre 600 kg et 1 tonne
- Sa langue pèse entre 3 et 4 tonnes
- Son estomac pèse environ 400 kg et peut contenir jusqu’à 2 tonnes de krill !
- Son intestin pèse environ 1,5 tonne
- Son foie pèse entre 900 kg et 1 tonne
- Ses poumons pèsent entre 600 kg et 1,4 tonne pour un volume de 3 000 litres !
Entre sa peau et ses muscles, elle dispose d’une couche de graisse d’une épaisseur entre 15 et 20 centimètres pour un poids entre 15 et 30 tonnes.
Glossaire
Décibel : unité de mesure du son.
Fanons : longues lames souples et très résistantes couvertes d’épaisses touffes de poils, comme des moustaches, qui permettent à la baleine de s’alimenter.
Nageoire caudale : la « queue » de l’animal – située à l’arrière du corps de l’animal, elle lui sert à avancer, comme un moteur.
Nageoires pectorales : situées de chaque côté du corps de l’animal, une à gauche et une à droite, elles lui servent à s’orienter et à freiner.
Protubérance : une bosse en surface.
Souffle (chez les grands cétacés) : c’est la respiration des grands cétacés, comme les baleines, les orques ou les cachalots, rendue visible par la projection de l’eau de surface. En l’espace d’une ou deux secondes, le grand cétacé vide presque tout l’air de ses poumons. L’air est expulsé à très grande vitesse par son évent, un trou comme une narine situé au sommet de sa tête. Les petites gouttes d’eau sur sa tête sont emportées avec l’air, ce qui permet de voir son souffle.
Vivipare : mode de reproduction où le bébé grandit dans le ventre de la femelle et naît déjà formé.
Crédit
Photo d’en-tête : © National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)






