Nom commun : La méduse Aurélie
Nom latin : Aurelia aurita
Famille : Cnidaires
La méduse Aurélie est aussi appelée « méduse lune ». C’est la méduse la plus répandue dans le monde.
Elle vit à faible profondeur, jusqu’à 20 mètres seulement.
Elle n’a pas de squelette et pas de sang. Son corps est composé à 98 % d’eau.
La méduse Aurélie n’a pas de poumons pour respirer : elle absorbe l’oxygène à travers sa peau.
Elle n’a pas de cerveau : à la place, la méduse Aurélie dispose de cellules nerveuses reliées entre elles comme dans une toile d’araignée.
La méduse Aurélie consomme son poids en nourriture plusieurs fois par jour.
De couleur blanche ou bleue, la méduse Aurélie est reconnaissable à 4 estomacs en forme de trèfle au centre de son ombrelle.
La couleur de ses estomacs oscille entre rose et violet chez les mâles, blanc et jaune chez les femelles.
L’ombrelle de la méduse Aurélie est transparente et légèrement courbée. Elle peut mesurer jusqu’à 40 cm de diamètre chez l’adulte.
Le bord de l’ombrelle est garni nombreux de tentacules* – jusqu’à 1 200.
Les tentacules de la méduse Aurélie sont très courts et très fins.
Sous l’ombrelle se trouve le manubrium*. Il est entouré de 4 bras buccaux* qui servent à attraper la nourriture.
Au centre du manubrium* se trouve la bouche de la méduse.
Le superpouvoir de la méduse Aurelia aurita
La méduse Aurélie a la capacité de se régénérer*.
Par exemple, lorsqu’elle perd un tentacule, elle peut très vite le remplacer. Ou lorsqu’un trou se forme dans son ombrelle, elle peut le refermer.
Reproduction
Les méduses se reproduisent de deux manières :
- Reproduction sexuée : entre un mâle et une femelle à l’âge adulte.
- Reproduction asexuée : par bourgeonnement au stade larvaire.
Chez la méduse Aurélie, à l’âge adulte, le mâle libère ses spermatozoïdes* dans l’eau. La femelle récupère les spermatozoïdes* dans ses gonades* pour qu’ils fécondent ses ovules* : c’est la reproduction sexuée.
Une fois fécondés, les oeufs descendent dans des petites poches situées sous les bras buccaux*. L’oeuf se développe alors jusqu’au stade larvaire. L’incubation* peut durer plusieurs jours.
À la fin de l’incubation*, la femelle libère les larves : on les appelle « planula ». Elles mesurent jusqu’à 1 mm seulement.
Les planulas, au stade larvaire, tombent sur le fond marin et se fixent à un support, comme des rochers. Elles se transforment ensuite en polype*.
C’est durant cette phase que la reproduction asexuée a lieu : cette phase peut durer plusieurs mois ou années.
Les polypes* grandissent, se multiplient pour constituer une colonie, puis ils bourgeonnent : on appelle cette étape la « strobilisation ».
Durant la strobilisation, chaque polype* libère de nombreuses minuscules méduses les unes après les autres. Ces méduses mesurent seulement quelques millimètres et sont plates. On les appelle « éphyrules ».
Les éphyrules se mettent à nager activement et grandissent jusqu’à devenir des méduses juvéniles*, puis adultes.
Cette méduse est très peu urticante : elle ne pique pas beaucoup.
Sa piqûre est ressentie au mieux comme une couverture chaude ou au pire comme une petite inflammation superficielle.
Au 19e siècle, les habitants des Pays-Bas utilisaient l’urticant des méduses Aurélie pour soigner les douleurs liées aux rhumatismes.
Espèce en danger ?
En 2025, la méduse Aurelia ne figure pas sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).
Cette espèce n’est pas non plus référencée dans la CITES, la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.
Restons vigilants !
La pullulation et le développement des méduses sont de plus en plus importants. En effet, à cause de la surpêche, les prédateurs de la méduse disparaissent.
De plus, la méduse s’adapte très bien au réchauffement climatique car elle apprécie beaucoup les eaux chaudes.
La méduse Aurelia apprécie également les eaux polluées. C’est pourquoi les méduses pourraient bientôt envahir les océans…
Les méduses, toute une histoire !
Les méduses vivent sur Terre depuis près de 600 millions d’années ! Elles existaient bien avant les dinosaures il y a environ 245 millions d’années, et même bien avant les poissons il y a 500 millions d’années.
N’ayant pas de squelette, les méduses ont laissé très peu de fossiles derrière elles. Les plus anciens fossiles de méduses ont été trouvés en Australie : il s’agit d’empreintes laissées par les ancêtres des méduses, les Ediacaria.
Glossaire
Alevin : tout jeune poisson qui vient de sortir de l’œuf.
Bras buccaux : longs bras mous, semblables à des tentacules, situés autour de la bouche des méduses, sous leur ombrelle. Ils servent à attraper la nourriture.
Incubation : période durant laquelle un embryon se développe dans l’œuf avant d’éclore.
Juvénile : jeune.
Manubrium : petit tube souple semblable à une paille, situé sous l’ombrelle des méduses, au centre et relié à la bouche.
Ovule : petite cellule produite par les ovaires et pouvant accueillir les spermatozoïdes.
Polype : forme particulière de certains cnidaires, caractérisée par un tube dont une extrémité porte une bouche entourée de tentacules.
Régénération : processus de reconstruction d’une partie du corps.
Spermatozoïdes : petites cellules produites dans les testicules et pouvant féconder l’ovule.
Tentacule : organe long et souple, muni de ventouses, semblable à un bras pour les poulpes et les calmars par exemple.
Vivipare : mode de reproduction où le bébé grandit dans le ventre de la femelle et naît déjà formé.
Crédit
Photo d’en-tête : © Frédéric BASSEMAYOUSSE






